ASSAINISSEMENT : Le Pepam à la recherche de moyens financiers



Le ministre d’Etat, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique urbaine, de l’Hygiène publique et de l’Assainissement, Oumar Sarr, a présidé hier à Dakar la 3è revue annuelle du Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (Pepam). Une tribune qui a permis de mesurer les avancées notoires par rapport à l’atteinte des objectifs du millénaire dans le secteur de l’Hydraulique et les retards enregistrées dans l’assainissement, qui nécessitent une mobilisation de ressources additionnelles.

La troisième revue annuelle du Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (Pepam) a vécu. Elle aura permis aux acteurs de cet important programme de faire le bilan des réalisations et de mesurer les progrès vers la réalisation A en croire le ministre d’Etat, Oumar Sarr, le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural est passé de 64 % en 2004 à 75,5 % en 2008, soit une population additionnelle de 1.470.000 personnes qui a bénéficié en 4 années de services améliorés. D’ailleurs le taux d’accès global à l’eau potable s’est maintenu au niveau élevé de 98 % déjà atteint en 2007. Quid de l’assainissement rural ? Les résultats donnés par le ministre font état d’une progression de 0,7 point (avec un accès à l’assainissement de 27,5 %). Les financements mobilisés vont permettre de réaliser environ 125.000 systèmes d’assainissement individuel d’ici 2014.

L’assainissement urbain des eaux usées a connu une légère baisse passant de 63,9 % en 2007 à 63,4 % en 2008. Une baisse liée aux retards constatés sur la réalisation des projets de branchements sociaux à l’égout dans les Parcelles assainies et à Guédiawaye, ainsi que le projet de réalisation de 15.000 ouvrages d’assainissement individuel supplémentaires prévus dans le Paqpud.

Pour ce dernier, il urge d’identifier et de mobiliser sans tarder les ressources additionnelles nécessaires afin de doter 100.000 ménages urbains supplémentaires de systèmes adéquats d’assainissement d’ici 2015.

Ces résultats ont été enregistrés grâce à l’environnement institutionnel et juridique favorable, notamment avec la loi sur le service public de l’eau, le contrat de performances avec l’Office national d’assainissement du Sénégal (Onas) et le code de l’assainissement en cours d’examen au niveau du Parlement. Quant à l’évolution institutionnelle du secteur de l’hydraulique urbaine et de l’assainissement, le gouvernement compte, selon Oumar Sarr, lancer au mois de juin prochain, des études d’envergure pour dégager, de 2011 à 2025, les options techniques envisageables. Sur la question, le ministre n’écarte pas l’option de réalisation d’usines de dessalement de l’eau de mer à Dakar et sur la Petite Côte. Auparavant, le coordonnateur du Pepam, Mohamed Fadel Ndaw, a présenté le rapport général de la revue annuelle conjointe qui a fait l’objet de discussions.

Babacar Bachir SANE
Le Soleil

Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte
Lu 1841 fois
Projets et Programmes


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 14
Inscrivez-vous.entrez votre email pour garder le contact car nous avons besoin de vos avis et suggestions.merci d'avance