ATELIER ANNUEL DE FRANCE VOLONTAIRE Près de 70 volontaires français s'imprègnent du Sénégal

France volontaire a organisé son atelier annuel hier lundi 6 décembre à l'Ucad II. Cette atelier qui a vu la participation d'environ 70 volontaire âgés entre 25 et 35 ans qui ont pour la plupart bac+5 selon les organisateurs, a pour thème "La multiplicité ethnique au Sénégal".



Plusieurs sous thème ont été développé lors de cet rencontre annuel à savoir "L'ethnogénèse des ethnies sénégalaises", "Les codes culturelles spécifiques des principales ethnies" et "Religions et convergences culturelles". Il y a eu également une projection de reportages / documentaires (vidéo et audio) et des échanges autour éléments visualisé.


A cette occasion, le professeur Lamine Ndiaye, Chef du département de sociologie de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad), qui a traité le second sujet, a attiré l'attention des volontaires sur la parenté à plaisenterie qu'il qualifie de "forme de violence qui ne violente plus parce qu'encrée dans la société. Elle est une réalité à laquelle tout le monde se reconnaît. Elle s'affirme comme une relation sociale institutionnalisée qui unit des groupes". De même Lamine Ndiaye a déconseillé les "violences symboliques" qui consistent à élever la voix devant un supérieur ou une autorité, à regarder ces derniers droit dans les yeux, le fait de ne pas saluer, etc.

Le professeur est aussi revenu sur la "teranga". Selon lui, ce terme est wolof, mais il n'est pas une spécialité des wolof. On la trouve dans toutes les ethnies, les communautés. Le terme traduit la générosité, le bon geste vis-à-vis de lautre, un compliment, une norme de civilté, la chose bien faite. Bref "teranga" renvoie au bien. Dès lors, savoir être et savoir vivre se conjuguent harmonieusement pour donner "la teranga".
Quant au professeur Boubacar Diop dit Buuba, médiateur de l'Ucad, qui a hérité du premier sous thème, il a expliqué que pour bien comprendre le Sénégal, il faut connaître l'ethnie la plus nombreuse (Wolof), aller au Nord où sont passées toutes les ethnies, Dakar étant un terminus. Au delà, le proffesseur reste également convaincu que pour une connaissance du Sénégal il faut comprende ce qui se passe en Mauritanie, aller au Niger, au Tchad car dans l'Afrique préhistorique, les peuples de ces pays ont partagés beaucoup de choses. Suffisant pour qu'il invite à approfondir les études de Cheikh Anta Diop, à mener une étude approfondie sur l'ethnogénèse comparée pour comprendre comment un groupe accepte un nom qui lui est donné par d'autres et finit par se l'approprier. Pour cela, il faut prendre en compte la question des migrations anciennes et modernes.

Auparavant, Jean Luc Lebras, chef du Service de coopération et d'action culturelles de l'Ambassade de France à Dakar a prévenu contre les "clichés qui ne permettent pas d'avancer" et a donner des conseils pour mieux connaître le Sénégal. Selon lui on peut connaître un pays à travers la géographie, le contact avec les populations et les universitaires. Pour ce dernier point il les a renvoyé à la bibliographie qui leur est proposée et "L'Aventure ambiguë" dont on fêtera les cinquante ans en février prochain pour ce qui est populations du Nord.

Mamadou Ndour Kamara, représentant de France volontaire au Sénégal et en Guinée-Bissau est lui revenu sur les trois formes de volontariats internationaux d'échange et de solidarité de son organisme. Il s'agit du Volontariat de solidarité international (Vsi), classique d'une durée d'un à deux ans tels que France volontaire et d'autres le pratiquent, du Volontariat d'initiative et d'échange qui concerne essentiellement les chantiers de jeunes, la mobilité étudiante et de la jeunesse et du Volontariat d'échange et de compétences à travers des missions de solidarité internationale qui concernent principalement des retraités ou des personnes en activité.

Selon au total, 540 volontaires français sont passés au Sénégal. Et ces nouveaux volontaires de la solidarité internationale qui ont pris part à l'atelier vont travailler dans la coopération décentralisée, l'aménagement du territoire, les droits et la citoyenneté, l'éducation, la santé, le sport (notamment le rugby) et l'environnement (notamment dans le reboisement de la mangrove avec l'Océanium en Casamance) sur une durée de deux à cinq ans.

Ibrahima Diallo
Sud Quotidien

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