EXECUTION DES PROJETS ET PROGRAMMES Les acteurs maintiennent… le cap

Au terme de l’exercice 2010, le Comité de pilotage de la Cellule d’appui à la mise en œuvre des Projets et Programmes (CAP) du ministère de l’Economie et des Finances, qui s’est réuni ce mardi à Dakar, affiche un bilan jugé « satisfaisant », après trois années de fonctionnement. D’autant plus satisfaisant que les partenaires financiers de la CAP veulent revoir leur contribution à la hausse.



Le taux d’exécution budgétaire se situe à 72%, le taux d’absorption globale à 38% et le taux d’absorption spécifique à 15%. Ce sont les principaux indicateurs de l’ensemble du portefeuille (tous bailleurs confondus) de projets au niveau national et dont l’évolution renseigne sur le niveau et probablement la qualité d’exécution des projets et programmes. Autrement dit, sur la capacité du Sénégal à absorber, qualitativement s’entend, les crédits sur ressources extérieures.

C’est encore peu mais quand on sait que cette problématique de l’absorption des crédits sur ressources extérieures a longtemps été en souffrance jusqu’à susciter, le 23 aout 2006, la mise en place au sein du Ministère de l’Economie et des finances, d’une Cellule d’appui à la mise en œuvre des projets et programmes (CAP) sur recommandation d’une étude préalable, c’est plutôt appréciable d’autant plus, comme on le sait, l’absorption des crédits est une question très complexe car liée à plusieurs facteurs.

En revanche, au terme de l’exercice 2010 et en attendant la publication du Rare(Rapport 2009 ), le Comité de pilotage de ladite cellule qui s’est réuni ce mardi à Dakar, sous la présidence du Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des finances, affiche cependant un bilan jugé plutôt « satisfaisant ».
Après seulement trois années de fonctionnement, la Cap affiche des ratios à faire rougir les chiffres du portefeuille national.

Au bilan déjà, la Cap affiche un taux d’exécution financière de 99,85% et 99,52% pour le taux d’exécution budgétaire. Et pour un portefeuille (de projets et programme sous exécution nationale (modalité qui confère à la partie nationale la responsabilité et la mise en œuvre des projets), financés par les Nations-unis) de 23 projets sur un an, le taux moyen est de 92,6% tandis que le taux d’exécution financière (capacité à faire des dépenses justifiées) qui traduit réellement la performance de l’exécution de projets s’affiche à 92,6% et celui de l’exécution budgétaire de 65%.

Des résultats qui, selon le Coordonnateur de la Cap, Bakary Signaté, ont été salués par les partenaires financiers notamment et particulièrement le Pnud, la Banque mondiale, etc… ». Un satisfecit que M. Signaté considère, au nom de ses collaborateurs, « avec humilité comme un encouragement à faire mieux. »

Pour rappel, la Cap, par rapport à sa raison d’être, joue le rôle de gestionnaire d’interface entre les projets et les partenaires, mais qui accompagne surtout les projets et programmes dans les quatre grandes familles de problèmes que sont la planification et programmation, le suivi-évaluation, exécution pour les opérations et renforcement des capacités. L’objectif in fine étant d’influer justement sur le taux d’absorption des crédits sur ressources extérieures.

Pour ce faire et en termes de moyens de fonctionnement de la Cap, son Coordonnateur souligne que « les moyens ne sont jamais suffisants mais nous disposons de moyens corrects pour nous permettre de prendre en charge la question.» De plus, pour M. Signaté, « ce sont les résultats qui peuvent justifier les moyens et au fur et à mesure que produisons des résultats, nos partenaires le le Pnud et l’Etat, envisagent même de revoir leur contribution à la hausse. »


Gare à…

Avec l’ambition, les résultats et la volonté affichés par la Cap, l’exercice 2011 de la Cap sera placé sous le signe d’abord de la consolidation des acquis, puis de l’élargissement des initiatives. Tout porte et on peut l’espérer, à croire qu’elle puisse y arriver si tant est que c’est pour le profit des bénéficiaires.

C’est toute la pertinence du principe de la GAR (Gestion axée sur les résultats) qui guide la démarche de la Cap et dont l’histoire, rappelons-le, est intimement liée à la problématique du développement et de l’efficacité de l’aide dans un contexte de rareté des ressources. Il s’agit de faire plus avec peu de moyens. Pour peu que les partenaires aussi y mettent davantage du leur notamment dans l’allègement de leurs procédures.

Malick NDAW
Sud Quotidien


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Economie du développement


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