LUTTE CONTRE L'EMIGRATION CLANDESTINE ALEMI appuie plusieurs groupements de jeunes



Le projet alternatives endogènes contre les migrations illégales (ALEMI) financé par l'Union européenne , et mis en œuvre à Kolda par un consortium dirigé par ADESk, Gandia et SYSED, appuie des activités de production au fouladou pour empêcher les voyages risqués des jeunes. Une expérience porteuse d'espoir est en cours. Explication.

La lutte contre les migrations illégales se poursuit au Fouladou avec le projet ALEMI qui vient d’appuyer 11 groupements de jeunes pour la mise en place de poulaillers dans différents sites de la région. Cette initiative vient après une série de formation et de sensibilisation contre l’émigration clandestine qui fait beaucoup de victimes encore dans cette partie du pays. Les bénéficiaires sont des jeunes susceptibles de prendre les pistes sablonneuses du Sahara ou d’affronter les vagues de l’Atlantique. Après une formation technique aux itinéraires de l’aviculture, ces jeunes viennent de bénéficier d’un appui conséquent en matériels avicoles et de 100 poussins par groupe de jeunes.

La cérémonie de remise aux bénéficiaires s’est tenue hier mardi, dans les locaux du projet ALEMI. Ayant pour but de permettre aux jeunes de rester au Fouladou et d’y réussir, cet appui a ciblé des groupes de jeunes sélectionnés pour leur volonté de ne pas aller en migration cette année. Ils viennent des communautés rurales environnantes de Kolda où les produits avicoles sont facilement vendables, du fait d’un marché existant.

Avec un engagement ferme de renoncer à tout projet de migration illégale, les jeunes venus récupérer leurs sujets ont salué le pragmatisme du projet ALEMI et promettent de ne pas décevoir leur partenaire. Samba Diao de Sossoutou dont le GIE est bénéficiaire du projet apprécie : « nous allons désormais intégrer l’aviculture dans nos activités de production. Jadis c’est une activité réservée aux femmes sans y mettre une grande attention. Nous avons vu déjà que le coût de la volaille ne cesse de monter ici. Il n’y aucun doute que cette initiative va nous aider à nous en sortir».

Les jeunes déjà formés vont être suivis par un vétérinaire, signataire d’une convention avec le projet ALEMI, pour accompagner les jeunes initiateurs. Ils vont ainsi s’approprier toute la technologie nécessaire pour pérenniser cette activité avant la fin de ce projet financé par le gouvernement sénégalais, en partenariat avec l’Union européenne. En dehors des poulaillers, d’autres secteurs productifs sont appuyés par le projet ALEMI pour freiner l’émigration clandestine. Beaucoup de périmètres maraichers sont déjà fonctionnels dans les trois départements de la région. Autres expériences originales de ce projet, l’élevage de poissons.

Des bassins sont déjà prêts à accueillir les semences de poissons à Saré Madihou, dans la ferme d’Océanium mise à disposition du projet à Saré Yoba, Saré Samba Labbo, dans le Médina Yéro Foulah et à Sangharé, dans la CR de Saré Coly Sallé. Cette lutte contre les migrations illégales est d’actualité, présentement avec la ruée des jeunes vers la Lybie depuis quelques semaines. Mais les nouvelles venant de ce pays ne sont bonnes. On apprend que beaucoup de ces jeunes sont ainsi parqués dans des centres d’accueil, sans assistance et ceux qui échappent payent un lourd tribut aux agressions quasi quotidiennes.

Le racisme ne cesse de monter selon certains jeunes qui parviennent à nous joindre. Ils souhaitent que le président Macky Sall puisse penser aux jeunes en détresse dans ce pays le plus vite possible.

Abdou Diao
Sud Quotidien

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Migrations Co-Développement


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