La fiscalité sur les salaires en baisse de trois milliards en janvier (DGID)



Dakar, 6 mars (APS) - L’Etat a "perdu" en janvier des recettes s’élevant à trois milliards de francs CFA en raison de la baisse de la fiscalité sur les salaires, a indiqué mercredi à Dakar le Directeur général des impôts et domaines, Amadou Bâ, qui veut fixer le plafond à 28 voire 30 milliards pour les 12 mois de l’année.

Une mesure baissant la fiscalité sur les salaires est entrée en vigueur depuis le 1er janvier dernier. En vertu de cette mesure, l'impôt sur les salaires des agents de l'État doit baisser de 28,9 milliards de francs CFA par an, selon l’administration fiscale.

Mais si la tendance de janvier se confirme, le montant s’élèvera à 36 milliards pour les 12 mois de l’année, a fait remarquer Amadou Bâ. Il s'exprimait lors d’un atelier d’information organisé par la Direction générale des impôts et domaines (DGID) à l’intention du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES).

"Nous avons perdu trois milliards de recettes en janvier 2013, rien que sur la fiscalité sur les salaires", a annoncé Amadou Bâ. "Nous comptons sur l’efficacité de nos services pour arriver à 28 voire 30 milliards" pour les 12 mois de l’année, a-t-il affirmé.

"Dans une semaine, des mesures seront prises pour cette catégorie" de contribuables, a-t-il promis, parlant de la hausse du tarif payé par les candidats au permis de conduire. Ce tarif est passé de quatre mille à 10 mille francs CFA en vertu du nouveau Code général des impôts (CGI) entré en vigueur le 1er janvier dernier.

La Fédération des moniteurs et employés d’auto-école du Sénégal a récemment rencontré Amadou Bâ, pour dénoncer cette hausse.

"Le président de la République nous a demandé de revoir le [tarif du passage] pour le permis de conduire", a annoncé Amadou Bâ, ajoutant que la DGID compte avoir des échanges "avec les citoyens ou contribuables qui s’estiment avoir été lésés" par le nouveau CGI.

Ses services comptent "gérer avec beaucoup de tact la baisse de l’impôt pour tout le monde et élargir l’assiette fiscale", a-t-il déclaré. M. Bâ a par ailleurs souligné qu'au Sénégal, le foncier est "une mine" de recettes, mais sa "fiscalité est très complexe" et les taxes difficiles à recouvrer.

"Nous allons mettre en œuvre des mesures de protection sur les importations [du secteur informel] qui ne sont pas connues de l’administration fiscale", a-t-il annoncé. Cette mesure sera mise en œuvre par la DGID, qui compte sur la collaboration de l'administration douanière, pour y arriver, selon lui.

A l’occasion de l’atelier, la DGID a indiqué que ses prévisions de recettes fiscales pour 2013 s’élèvent à 911 milliards de francs CFA.

En 2012, elle avait collecté 822 milliards alors que les prévisions étaient de 843 milliards.

Les recettes fiscales collectées en 2011 étaient de 817 milliards, rappelle la DGID, qui signale que son personnel de 950 agents est insuffisant pour "faire une bonne couverture du potentiel fiscal".

ESF/OID

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Economie du développement


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