Malgré les crises politiques, l'UEMOA peut faire d’"importants efforts" au plan économique (président)



Dakar, 6 avril (APS) – L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) peut continuer à faire d’"importants efforts" au plan économique, même si deux de ses Etats membres, la Côte d'Ivoire et le Mali, subissent encore les conséquences d'une crise politique, a déclaré samedi à Dakar son président Cheikh Hadjibou Soumaré.

"Si nous croyons à notre intégration et à notre capacité de relever les défis, nous pouvons faire beaucoup de choses. Malgré la crise dans ces deux pays, nos Etats ont fait des efforts importants", a signalé M. Soumaré lors d’une conférence de presse.

"Le Mali, malgré le conflit, est en train de se positionner pour un taux de croissance de l’ordre 4% en 2013. Cela veut dire que malgré la crise, les gouvernements sont en train de faire des efforts importants pour soutenir l’économie", a dit le président de la Commission de l’UEMOA.

Selon les prévisions de l’Union, le taux de croissance en Côte d’Ivoire devrait atteindre 8% en 2013, a dit M. Soumaré.

Ces prévisions indiquent que "le taux de croissance de l’ensemble de l’Union en 2013 tourne autour de 7,3%", a-t-il ajouté.

"Même si en période de conflit il y a des difficultés pour atteindre ces taux de croissance, on peut faire des efforts importants", a insisté Cheikh Hadjibou Soumaré.

"La croissance au Mali n’était pas tirée par le Nord, mais par le Sud. Cela signifie simplement que si le Mali a des difficultés au Nord, elles ne se répercutent pas directement sur son taux de croissance", a-t-il expliqué.

Ces deux pays constituent l'UEMOA, avec le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée-Bissau, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Mises à part quelques attaques armées, la Côte d’Ivoire a retrouvé la paix depuis avril 2011.

La guerre, qui a éclaté dans ce pays en septembre 2002, a atteint son paroxysme durant la crise postélectorale entre novembre 2010 et avril 2011. L’ex-président Laurent Gbagbo contestait la victoire d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle. Les violences postélectorales ont fait quelque 3.000 morts, selon les Nations unies.

Un gouvernement de transition dirige le Mali depuis avril 2011, à la suite d’un coup d’Etat perpétré par des soldats. Ces derniers ont eu du mal, par la suite, à freiner l’avancée des rebelles islamistes du Nord vers Bamako, la capitale du pays.

Les rebelles battent en retraite depuis janvier dernier, date de l’arrivée au Mali d’une force militaire d'intervention constituée de soldats français et de pays africains.

ESF/BK

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Economie du développement


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