Nouveau code des marchés La Bad plaide pour son allègement



La Banque africaine de développement et les coordonnateurs de ses projets au Sénégal, plaident pour un allègement des lourdeurs du Nouveau code de passation des marchés publics. Les deux parties en ont émis le souhait hier, au cours d’une revue de la coopération entre le Sénégal et le Groupe de la Banque africaine de développement.

Les procédures définies dans le Nouveau code de passation des marchés publics renferment autant de contraintes pour les maîtres-d’œuvre et autres entrepreneurs. Ces derniers font face à d’énormes difficultés dans l’acquisition des marchés. C’est du moins l’une des préoccupations évoquées par les coordonnateurs des projets de la Banque africaine de développement au Sénégal, devant le représentant de la Bad, section régionale du Sénégal, Mohamed Midouche. Les coordonnateurs des projets de la Bad au Sénégal renseignent que le Nouveau code des marchés, tel que défini actuellement, doit approuver tout le processus d’acquisition des marchés (le rapport d’évaluation des offres, le projet de contrat) et exige que les résultats d’appel d’offres soient publiés dans un journal pour enregistrer d’éventuelles contestations dans un délai d’un mois. Conséquence : aucun maître-d’œuvre ne peut signer le marché avant l’expiration de ce délai. Et, même si le marché est signé, il faut encore le faire immatriculer par la Direction centrale des marchés publics. Cette direction est rattachée au ministère de l’Economie et des finances pour plus de transparence et de célérité dans l’acquisition des biens et services par l’Etat. Autant de lenteurs que déplorent les experts et la Banque africaine de développement. Pour alléger les lourdeurs du Nouveau code, les deux parties souhaitent, illico presto, une concertation présidée par la Direction d’aide et d’investissement et la Direction de coopération économique et financière pour harmoniser les règles et procédures de la Banque avec celles de la Direction centrale des marchés. La coopération entre le Sénégal et le Groupe de la Banque africaine de développement remonte à 1972, avec le financement d’une opération de ligne de crédit. Depuis cette date, rappelle le représentant de l’institution financière régionale au Sénégal, la Bad a financé 64 opérations nationales dans tous les secteurs pour un montant cumulé net d’annulations de 480 milliards de FCfa. Le secteur des infrastructures a bénéficié de la plus grande part des financements (39,4%) suivi du secteur social (21,3%) et du secteur rural (18,7). Le portefeuille actif de la Banque au Sénégal compte 16 opérations nationales en décembre 2008, représentant un volume total net d’engagements de 146 milliards de F Cfa. Le représentant de la Bad, section régionale du Sénégal, Mohamed Midouche annonce une rencontre de la Bad, prévue courant janvier en Afrique du Sud pour plancher sur les voies et moyens de faire face à la crise financière et économique mondiale. Les experts devront également se retrouver au Sénégal en mai prochain.

L'Observateur

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Economie du développement


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