ORIENTATION DES FONDS ENVOYES PAR DES MIGRANTS VERS L'INVESTISSEMENT Pour booster le développement des localités d'origine

Au Sénégal, on estime à plus de 3 millions de nationaux vivant à l’étranger. Malgré ce nombre important notre pays ne dispose pas de politique migratoire. Suffisant pour Mme Ndioro Ndiaye, présidente de l’Alliance pour la migration, le leadership et le développement (AMLD) en appelle à la création d’espaces pour faciliter en plus du transfert de fonds, les investissements des migrants et la restauration d’un guichet unique pour leur accès à l’information tout en les associant surtout aux politiques de développement locale de leurs zones d’origine.



Plus de 214 millions de personnes vivent en dehors de leur pays d’origine à l’échelle mondiale, donc des migrants. Au Sénégal, on estime à plus de 3 millions de nationaux vivant à l’étranger. Seulement, ce chiffre est loin de refléter la réalité car au moins un migrant sur trois n’est pas enregistré dans les consulats. Ces migrants font face à plusieurs difficultés liées à leur mobilité. Pis, certains d’entre eux ne peuvent pas retourner dans leurs pays d’origine.

Malgré cela notre pays ne dispose pas de politique migratoire. C’est pourquoi Mme Ndioro Ndiaye, présidente de l’Alliance pour la migration, le leadership et le développement (AMLD) interrogée par nos confrères de la radio Sud FM à l’occasion de la Journée internationale des migrants célébrée hier mardi 18 décembre, suggère l’aménagement de cadre favorable à l’orientation des fonds envoyé par les migrants vers l’investissement et le développement. «Les migrants peuvent être des investisseurs dans leurs pays d’origine à condition que celui-ci aménage des espaces où ses investissements peuvent se faire. (…) Pour faciliter l’investissement des migrants, l’Etat doit faciliter le transfert de fonds, restaurer un guichet unique afin de faciliter leur accès à l’information et surtout les associer aux politiques de développement locale de leurs zones d’origine».

Selon Ndioro Ndiaye, faciliter l’investissement dépend de la qualité et du statut du migrant. «Si le migrant est un homme d’affaires qui a la possibilité d’avoir assez de ressources pour investir au niveau national dans des actions phares, des actions qui ont de la porté, qui sont d’envergure pour booster l’économie à ce niveau stratégique qu’est l’Etat, c’est une excellente chose». Quant à ceux qui ne sont pas à ce stade, il faut voir comment associer le peu dont ils disposent à celle de collectivités locales d’origine. «Vous avez à côté de ceux-là (ndlr-les émigrés hommes d’affaires) une kyrielle de migrants qui ne sont pas à ce niveau là et qui n’ont pas la capacité ou le pouvoir de financer, mais qui ont la volonté d’investir dans leurs localités d’origine. Et nous avons proposé à Africités VI tout dernièrement (ndlr-sommet tenu à Dakar du 04 au 08 décembre) de voir comment faire pour que le peu que le migrant amène soit associé à ce que sa mairie d’origine, son conseil régional ou sa commune urbaine peu faire pour avoir une somme qui constitue un fonds que la mairie investit selon ses priorités», conseille la présidente de l’AMLD.

Ce qui, à l’en croire, va contribuer au développement, à la modernité ou la modernisation de la localité plus exactement. Et «c’est comme-çà que l’on peu évaluer ce que la migrant est capable de faire pour contribuer au développement de son pays». Malheureusement, non seulement le Sénégal ne s’est pas doté d’une politique migratoire adéquate, mais les pays développés également n’en n’ont pas. Toutefois, «cela n’empêche pas qu’on fasse l’effort d’en avoir» dans notre pays martèle Mme Ndioro Ndiaye. Et d’inviter à une harmonisation des actions et interventions dans notre pays où plusieurs structures et ministères, notamment le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et celui de l’Intérieur, ont en charge la question des migrations.

Pour rappel, la veille de cette journée, avec le concours de l’Office international des migrations, près de 120 migrants Ouest-africains ont été expulsés de la Libye et parmi eux 40 Sénégalais et 60 Gambiens. Ils sont arrivés avant-hier lundi 17 décembre à Tambacounda après une longue marche dans le désert nigérien. Elargies des prisons libyennes, nos compatriotes on reçu chacun 11500 F Cfa pour rejoindre leur familles alors que les Gambiens ont été convoyés jusqu’à Faragny, précise Sud FM.


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Migrations Co-Développement


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