PROGRAMME EAU ET ASSAINISSEMENT POUR 2015, 515 milliards pour atteindre les OMD

515 milliards de francs Cfa pour faire accéder le maximum de populations à l’eau potable et faire passer le taux d’accès à l’assainissement de 17 à 59 % en milieu rural, de 57 à 78 % en zone urbaine et le traitement des eaux usées de 19 à 61 % d’ici 2015, c’est entre autres objectifs que s’est fixé le Sénégal à travers le Programme national d’eau potable et d’assainissement du millénaire (Pepam).



L’année 2008 a été décrété « Année internationale de l’assainissement ». Le Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique urbaine, de l’Hygiène publique et de l’Assainissement procédé hier mercredi 23 avril à Dakar au lancement de officiel de cette année. Cette cérémonie a eu lieu au cours d’un atelier de restitution du « Plan d’actions « AfricaSan » 2008-2010 ». adopté par les ministres africains en charge de l’Assainissement à Durban (Afrique du Sud) en février dernier. Auparavant, fort du retard noté dans ce secteur suite à l’état des lieux de 2004, le Sénégal s’est doté, en 2005, d’un programme d’investissement dit Programme national d’eau potable et d’assainissement du millénaire (Pepam). Ce cadre unifié d’intervention pour l’atteinte les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) se fixe plusieurs objectifs.

Selon le représentant du ministère de l’Assainissement présidant l’ouverture des travaux, ce programme vise, en milieu rural, un double objectif. Il s’agit de permettre à 355 milles ménages ruraux de s’équiper d’un système autonome d’évacuation des excrétas et des eaux usées ménagères. Cela passe par l’accroissement du taux d’accès à l’assainissement dans les zones rurales de 17% en 2004 à 59 % en 2015 avec la construction d’au minimum de latrines ventilée ou à chasse manuelle et d’un bac à laver. Aujourd’hui, on en est 20 %. L’autre objectif est d’assurer l’assainissement des principaux lieux publics des communautés rurales par la réalisation de 3 360 édicules publics (écoles, postes de santé, marchés hebdomadaires, gares routières…)

En milieu urbain, ce programme devrait permettre à 1,73 millions de personnes supplémentaires d’accéder à un service d’assainissement et de faire passer le taux d’accès à l’assainissement de 57 % en 2004 à 78 % en 2015. De nos jours, le taux d’accès est de 64 %. De même, il devrait faire résulter sur l’élévation du taux de traitement des eaux usées de 19 % en 2004 à 61 % en 2015. La réalisation de ces objectifs durant cette décennie (2005-2015) nécessite 323 milliards de F Cfa. Seulement, selon Amadou Lamine Die, directeur de l’Offices nationale de l’assainissement (INA), l’exécution de ce programme (Peplos) d’ici 2015 requiert la mobilisation de 515 milliards de francs Cfa, dont 220 destinés à l’assainissement.

Kant à Adana Baye, directeur de l’assainissement, il précise que le plan d’action Africain définit les politiques et stratégies d’assainissement pour des déchets liquides et solides. De même, non seulement les modalité de financement sont déterminées, mais il est prévu aussi le renforcement des capacités des ressources humaines, la formation des maçons pour la réalisation des ouvrages individuels d’assainissement, le renforcement de la logistique. D’ailleurs, 322 plans locaux de d’hydraulique et d’assainissement (Plha) devraient être finalisés. A l’en croire, le document prévoit un cadre de suivi et évaluation du secteur de l’assainissement liquide appliquée et du sous-secteur des déchets solides.

L’assainissement, un investissement socioéconomique

Cette rencontre d’échange et de sensibilisation des décideurs et gouvernants a été aussi l’occasion pour les participants de montrer que « l’assainissement est vital pour la santé » en ce sens qu’il permet de réduire les maladies diarrhéiques et la mortalité infantile, de contribuer à la lutte contre le paludismes et d’améliorer la santé et la nutrition tout en favorisant le développement cognitif. La mise en place d’ouvrages d’assainissement, l’adoption de pratiques appropriées d’hygiènes et une meilleur gestion du cadre de vie contribuent à la réduction de la morbidité, de la mortalité et des pertes de temps et de productivité, à la protection des ressources en eau et à l’augmentation durcissements et du Taux brut de scolarisation (Tbs) au niveau du primaire et du moyen.

Mieux encore, la conjugaisons de ces efforts dans ce secteur favorise le développement humain l’implication et la participation des femmes dans le développement, la scolarisation et le maintien des filles à l’école et l’amélioration des enseignements et apprentissages. A travers ces exemples, l’assainissement constitue un « bon investissement économique » et un facteur de « développement social ». En plus de ces remarques, il protège l’environnement dans la mesures où il permet d’améliorer et de préserver la biodiversité, de diminuer la charge de pollution de protéger les ressources en eau et de contribuer à leur durabilité.

Sud Quotidien

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