Pour sécuriser les investissements faits dans la vallée du fleuve Sénégal : Le Pacr-Vfs lancé à Saint-Louis avec une enveloppe de sept millions d’euros



C’est parce que ce projet devrait les accompagner dans la gestion de la lancinante question du foncier que les Présidents de communautés rurales trouvent pertinent le Programme d’appui aux communautés rurales de la vallée du fleuve Sénégal (Pacr-Vfs).

(Correspondance) - Dans le cadre de l’appui aux collectivités locales, notamment dans le domaine de la consolidation de la politique d’aménagement rural, de la sécurisation foncière et de la promotion du développement économique local dans la vallée du fleuve Sénégal, l’Etat du Sénégal a mis en œuvre le projet d’Appui aux communautés rurales dans la vallée du fleuve Sénégal. La finalité d’un tel programme est de contribuer aux efforts d’aménagement du territoire, de développement économique local et de renforcement des acteurs de la politique de décentralisation. Cette démarche s’inscrit de façon claire dans la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, qui repose, en bonne partie, sur un transfert accru de compétences et de ressources aux collectivités locales. S’inscrivant dans le cadre de la sécurisation des investissements importants réalisés pour le développement de l’agriculture, dans la vallée. Aujourd’hui, les importantes ressources nationales injectées dictent une démarche d’accompagnement du développement de la région.

D’un financement de sept millions d’euros venant de l’Agence française de développement (Afd), le Programme d’appui aux communautés rurales de la vallée du fleuve Sénégal (Pacr-Vfs) est planifié sur quatre ans. Selon son coordonnateur, Cheikh Guissé, le Pacr-Vfs se positionne, d’emblée, au niveau de toutes les communautés rurales de la vallée. ‘Aujourd’hui, au nombre de 39, mais à cause de la dernière réforme administrative, ce chiffre peut évoluer jusqu’à une quarantaine de communautés rurales’, a-t-il fait noter. Il a souligné, au demeurant, que ‘pour des questions pratiques, on a procédé à un phasage. Nous allons opérer en priorité au niveau de sept communautés rurales des départements de Saint-Louis, Podor et Dagana que sont Mbane, Ronkh, Gandon, Ross-Béthio, Ndiayéne Pendao, Pété et Gaya’.

Le coordonnateur dudit programme a, également, précisé qu’’après cette première intervention, il y aura une évaluation à mi-parcours qui va nous permettre de connaître les modalités de diffusion et d’extension au niveau des autres communautés rurales de la vallée du fleuve Sénégal’. ‘Mais déjà, a ajouté notre interlocuteur, au niveau de ces sept communautés rurales qu’on appelle zones de concentration, nous allons faire des tests sur les outils, la démarche et la stratégie au niveau de trois communautés rurales choisies parmi les sept. Il s’agit de Ronkh, Gandon et Ross Béthio’. Au-delà de six mois, ‘nous allons faire une extension au niveau des communautés rurales du département de Podor où les questions foncières sont réputées être plus sensibles’, a annoncé Cheikh Guissé.

Représentant à cette rencontre de lancement du Pacr-vfs, l’Association nationale des conseils ruraux (Ancr), le président de la communauté rurale de Ronkh, Moussa Diop, a déclaré : ‘Ce programme, qui est pertinent et objectif pour nous, vient à son heure. Il embrasse des domaines comme la gestion du foncier, dans lequel nous avons beaucoup de difficultés. Nous avons besoin d’être accompagnés pour avoir un début de cadastre rural pour connaître nos limites et pour avoir une base de données foncières en vue de gérer en toute connaissance le foncier. C’est un domaine fondamental dans le développement économique’. Et, a poursuivi M. Diop, ‘qui dit économie du monde rural, dit agriculture. Et qui dit agriculture, dit foncier et gestion des terres. Donc c’est un domaine dans lequel les communautés rurales ont vraiment besoin d’accompagnement’. S’agissant de l’appui au développement économique local, qui est le deuxième axe de ce programme, Moussa Diop a estimé qu’’il vient combattre la pauvreté à la base en mettant tout en œuvre pour que les populations aient beaucoup plus de ressources pour vivre décemment. Cela aussi est d’une importance capitale pour nous’.

En outre, le représentant de l’Ancr fonde beaucoup d’espoir sur le renforcement des capacités des acteurs à la base. A ce niveau, Moussa Diop a laissé entendre que la communauté rurale a besoin d’être outillée pour avoir tous les instruments lui permettant de mener à bien ses missions. ‘Voilà pourquoi nous disons que ce programme arrive au bon moment et devrait nous être bénéfique à tout point de vue. Surtout sur le plan du renforcement des capacités. Nous nous engageons à contribuer efficacement à sa réussite’, a-t-il fait remarquer.

Gabriel BARBIER
Wal Fadjri

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