Près de 33 milliards de francs de l’AFD à la SENELEC



Dakar, 16 avr (APS) - L’Agence française de développement (AFD) va mettre d’ici fin juin à la disposition de la Société nationale d’électricité (SENELEC) un financement de près de 33 milliards de francs CFA destiné à la réhabilitation du parc de production de cette entreprise publique qui détient le monopole de la production et de la distribution de l’énergie électrique, rapporte Les Afriques.

Le directeur de l’AFD Denis Castaing a révélé à l’hebdomadaire spécialisé dans la finance africaine que le guichet public français a instruit un financement pour la réhabilitation des 14 centrales de la SENELEC afin de les remettre à niveau et récupérer une puissance d’au moins 60 MGW.

"Avec le nouveau plan de redressement de la SENELEC, le Plan Takaal, il se passe quelque chose de positif. Il s’agit de financer les investissements urgents, nécessaires dans les mois qui viennent", a-t-il expliqué.

"Nous espérons être en mesure de mobiliser les fonds d’ici fin juin prochain après notre conseil d’administration. Nous veillerons à la bonne utilisation des fonds qui sera contrôlée conformément aux cahiers de charge", a indiqué M. Castaing.

Parallèlement, la compagnie française EDF prépare conjointement avec la SENELEC un programme de réhabilitation, a rappelé l’hebdomadaire. "Nous allons prêter à l’Etat, qui rétrocédera à la SENELEC", a encore indiqué Denis Castaing.

L’AFD a déjà investi en 2008 plus de 19 milliards de francs CFA pour contribuer au redressement de la SENELEC, dont les activités demeurent handicapées par une insuffisante capacité de production à l’origine depuis des mois de délestages récurrents.

Le "plan Takkal" est composé essentiellement de cinq volets dont celui consacré au renforcement des capacités de production de 150 MW par la location temporaire des centrales.

Selon le ministère de l’Energie, ce plan concerne aussi la gestion de la demande dont la maîtrise permettra au Sénégal d’économiser 35 milliards de FCFA, soit le prix d’une centrale de 70 MW grâce à la généralisation des lampes à basse consommation (LBC).

A cet égard, les pouvoirs publics ont décidé d’interdire dès le 1er mars dernier, l’importation et la production des lampes à incandescence sur l’ensemble du territoire national.

Il est aussi prévu, dans le cadre du "plan Takkal", l’instauration d’une nouvelle tarification dont l’objectif est de pousser les clients de la SENELEC à économiser leur consommation en électricité.

BK/AD

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Economie du développement


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