Robert Zoellick relève ‘’les signes du changement’’ dans les pays en développement



Dakar, 20 sept (APS) – Les pays en développement n’imitent plus les modèles européens, japonais ou américains, soutient Robert B. Zoellick, président du Groupe de la Banque mondiale, affirmant que ‘’nous voyons déjà des signes de changement’’.

‘’Dans le monde entier, ce ne sont plus les modèles européens, japonais ou américains que les pays en développement s’efforcent d’imiter’’, dit M. Zoellick, dans un discours prononcé l’Université George Washington, le 14 septembre.

‘’Les systèmes de transferts monétaires conditionnels mexicains et brésiliens reçoivent beaucoup d’attention pour la manière novatrice dont ils permettent de garder les enfants à l’école, d’améliorer les taux de mortalité infantile et maternelle et de surmonter la pauvreté sans grever les budgets’’, explique M. Zoellick, dans ce discours dont copie a été transmise à l’APS.

Il souligne que le programme de réformes suivi par la Turquie au cours des 10 dernières années ‘’est source d’inspiration pour les réformes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient’’.

‘’Singapour, avec son économie ouverte, ses pôles de services, sa lutte contre la corruption et son adaptation incessante à l’évolution des conditions, est admirée dans des contrées aussi lointaines que l’Afrique, les États du Golfe et la Russie’’, soutient-il.

Il relève que le modèle indien des services de technologies de l’information ‘’est reproduit au Ghana, au Kenya, à Madagascar, au Mozambique, au Nigeria, au Rwanda, au Sénégal et en Tanzanie’’.

Selon lui, les systèmes de transports en commun colombiens ‘’sont l’aboutissement de pratiques jugées les meilleures au plan international et ont été adoptés par des villes de toute la région, de Mexico jusqu’à Santiago et Lima’’.

Zoellick en conclut que les relations entre les pays en développement ‘’transforment le monde en développement tel que nous le connaissions’’.

‘’Dans les années 90, rappelle-t-il, les pays en développement importaient 15 % de leurs marchandises d’autres pays en développement’’. Selon lui, ‘’ce pourcentage est maintenant trois fois plus élevé’’.

En outre, il fait observer que les pays en développement ne sont par ailleurs plus ‘’uniquement des bénéficiaires de l’aide, ils en sont également la source’’.

En 2008, dit-il, ‘’les nouveaux bailleurs émergents ont contribué entre 12 et 15 milliards de dollars à l’aide au développement — soit entre 10 et 15 % du montant provenant des pays développés donateurs traditionnels — et ce chiffre est probablement une estimation prudente’’.

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Economie du développement


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