Tambacounda, région la plus confrontée aux questions démographiques



Tambacounda, 10 juil (APS) - La région de Tambacounda, a été choisie pour abriter la célébration de la Journée mondiale de la population parce que les questions démographiques y sont le plus cruciales, avec des taux de fécondité, de mortalité infantile et de mortalité maternelle plus élevés que dans le reste du pays, a indiqué dimanche Bakary Djiba, le directeur de la population et de la planification du développement humain, à la Direction général du Plan.

‘’La région a été choisie, non pas par sa population, mais c’est parce que les questions de population sont le plus cruciales au niveau de la région de Tambacounda, notamment en ce qui concerne les questions démographiques’’, a dit M. Djiba. Il a ajouté que ‘’le taux de fécondité, le taux de mortalité infantile et la mortalité maternelle sont le plus élevés’’ dans la région orientale.

‘’Nous sommes à la fin du 6-ème programme de coopération avec le FNUAP, nous avons jugé utile de célébrer cette 22-ème Journée mondiale dans la région pour fêter les 7 milliards d‘individus qui viennent’’, a-t-il poursuivi.

En 1988, la population de la région de Tambacounda était de 312.000 habitants environ, a indiqué Samba Gallo Bâ, chef du service régional de la Statistique. D‘après lui, cette population, estimée à 668.8O4 habitants en 2011, a plus que doublé 23 ans après, avec un taux d‘accroissement intercensitaire de 2,9%.

La population régionale est inégalement répartie, avec une forte concentration (41% de la population) dans le département de Tambacounda qui est ainsi le plus peuplé. Le département de Goudiry, quant à lui, est le moins peuplé avec 15%, tandis que ceux de Bakel et de Koumpentoum ont presque le même poids démographique de 22%.

Le milieu rural abrite plus de 79% de la population, soit 529.520 habitants. La région orientale compte 8 communes, celle de Tambacounda étant la plus peuplée, avec 62% de la population. ‘’Dans l’ensemble, la population de la région est essentiellement jeune, puisque l’âge moyen est de 20,55%’’, a relevé M. Bâ, d’après qui ‘’cette population est la plus jeune du Sénégal’’.

Les personnes âgées de moins de 20 ans représentent 59% de la population totale. Chez ces moins de 20 ans, les filles représentent 49,7%, les garçons, 50,3%. ‘’Les personnes âgées de 60 ans et plus ne représentent que 4% de la population’’, a-t-il poursuivi, notant que l’âge moyen de la population de la région est de 20,55 alors que la moyenne nationale est de 22,03.

‘’Cette structure de la population révèle une pyramide des âges avec une base large et un sommet rétréci qui illustre la jeunesse de la population régionale’’, a-t-il commenté.

C’est une population ‘’caractérisée par une inégale répartition sur le territoire régional, avec une densité de 16 habitants/Km2’’.

Cette faible densité s’explique, d’une part selon le responsable régional de la statistique, par le poids de la population et l’étendue de la région qui couvre un tiers du territoire national et d’autre part, par l’étendue des forêts classées et le Parc national du Niokolo-Koba qui sont autant de superficies interdites à toute habitation humaine.

En 2011, le monde compte 7 milliards d’habitants dont plus d‘un milliard d’adultes sont illettrés et 66% des femmes.

Différents exposés ont été présentés lors de la rencontre préparatoire, sur autant de thèmes. Il s’agit de ‘’Ecocitoyenneté et gestion de l’environnement : quelles responsabilités pour les populations’’, par Faty Niang Seydi, chef du service régional de l’Environnement, de ‘’Connaissances, comportements sexuels et vulnérabilité des jeunes hors environnement scolaire à Mbour, Tambacounda et Kolda’’, par docteur Aliou Diaby.

Les violences basées sur le genre, ont été abordées par la présidente régionale du Comité de lutte contre les violences faites aux femmes (CLVF), Oumou Sakho Diamé. A cela, s’est ajouté un film sur les fistules obstétricales présenté par la région médicale.

‘’Tous les acteurs en matière de population convergent aujourd’hui sur Tambacounda pour nous appuyer à trouver des réponses aux problèmes de population qui se posent au niveau de la région’’, a pour sa part indiqué Abourahmane Ndiaye, adjoint au gouverneur qui présidait le panel.

‘’On n’a pas voulu se limiter au folklore, mais nous avons voulu privilégier la réflexion, afin de trouver des solutions viables et durables aux problèmes que rencontrent les populations de cette région’’, a noté M. Ndiaye.

‘’Bientôt on sera 7 milliards de personnes. L’enjeu qui se pose et les réponses que nous devons apporter aux questions qui seront posées feront en sorte que sur cette terre nous vivions harmonieusement et qu’on puisse léguer aux générations futures un monde qui sera viable pour leur permettre d’être fières des générations précédentes’’, a dit Abdourahmane Ndiaye.

BC/ADI/ASG

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Lutte contre la pauvreté


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